Historique

Notre fondateur

« Dieu qui conduit toutes choses avec sagesse et avec douceur et qui n’a point coutume de forcer l’inclination des hommes, voulant m’engager à prendre entièrement le soin des écoles, le fit d’une manière fort imperceptible et en beaucoup de temps ; de sorte qu’un engagement me conduisit dans un autre, sans l’avoir prévu dans le commencement. »

 

Saint Jean-Baptiste de La Salle,
In Mémoire des Commencements, document autobiographique,
rapporté par deux de ses biographes, Blain et Bernard.

 

D’appel en appel : la vie de Saint Jean-Baptiste de La Salle

 

1651-1679 : Un chemin tout tracé

Jean-Baptiste naît le 30 avril 1651, à Reims dans une famille de la bourgeoisie. Dès 11 ans, on le destine à la prêtrise.
A 15 ans, il devient chanoine de la cathédrale de Reims, avec les bénéfices sociaux et financiers attachés. À 27 ans, il est
ordonné prêtre à l’issue de sa formation au séminaire Saint Sulpice de Paris. Il est promis à une belle carrière ecclésiastique.

1679-1691 : D’un engagement à un autre…

En 1679, il rencontre Adrien Nyel, venu à Reims pour y développer les écoles gratuites de garçons.
Jean-Baptiste de La Salle le reçoit chez lui pour faciliter la réussite de cette mission à laquelle il sera progressivement associé. En 1682, la famine sévit en France : les maîtres des écoles gratuites le provoquent à une conversion à leur monde, celui des pauvres. Jean-Baptiste partage ses biens et renonce à son canonicat. Comme les maîtres, il n’a plus un avenir assuré.
En 1686, il s’engage à vivre avec eux. Sa famille ne comprend pas.

1691-1712 : Les turbulences

En 1691, avec trois autres Frères, il prononce le « vœu héroïque » : engagement radical « jusqu’au dernier vivant » à établir la société des Frères. Opposition des maîtres d’écoles, des curés, des évêques, pillage des écoles, procès, condamnations. En 1704, les « maîtres écrivains » de Paris exigent la fermeture des écoles des Frères. Monsieur de La Salle est destitué de sa charge de Supérieur.

1712-1714 : La nuit du doute

Il quitte Paris et parcourt la France. Il ne comprend plus la volonté de Dieu et se retire à Parménie, dans le Dauphiné.

1714-1719 : La lumière au bout du chemin

Les Frères écrivent à Jean-Baptiste de La Salle et lui « commandent », au nom de son « voeu d’obéissance à la société », de reprendre la direction de leur « Société ». Dieu fait signe. En 1717, à Saint Yon, près de Rouen, le Frère Barthélemy est élu premier successeur de Jean-Baptiste de La Salle comme Supérieur Général de la Congrégation. Jean-Baptiste de La Salle meurt le Vendredi Saint 7 avril 1719. Ses derniers mots seront : « J’adore en toutes choses la conduite de Dieu à mon égard ».

Le Projet Educatif Lasallien écrit par Jean Baptiste de La Salle créateur des « Frères des Ecoles Chrétiennes » 

 

L’histoire de l’établissement Saint Joseph à Semur en Auxois.

 

(Extrait du livre de Mme Bourgeois sur St Joseph)

Le dimanche douze floréal an X (1°mai 1802) l’exercice public du culte catholique est inauguré solennellement à Semur, l’enseignement prend un nouvel essor.
Sous Louis XVI le Chevalier PAULET invente un enseignement, perfectionné ensuite par l’anglais Lancaster : les écoles mutuelles, les enfants s’instruisent eux-mêmes. Le maitre donne ses instructions à l’enfant le plus instruit qui transmet à ses camarades ce qu’il a appris, ainsi on échappe à la pénurie de maitres.
Au début du XIX° siècle, les essais d’écoles mutuelles sont désastreux, à Semur comme ailleurs. Elles sont abandonnées peu à peu par le gouvernement et les subventions disparaissent en 1821.

En 1822, de nombreuses familles souhaitent l’ouverture d’une école des Frères des Ecoles Chrétiennes et s’en ouvre au curé du lieu, l’abbé François BALTHAZARD âgé alors d’une soixantaine d’année. Il fait appel à toutes les bourses et sollicite une part de la somme mise par le gouvernement à la disposition des recteurs d’académie pour les besoins de l’enseignement.
Notre bon curé réuni une somme de 20 000 Francs qu’il met à la disposition de la Mairie (et les fonds sont placés à 8%) en attendant la venue des Frères (il y a une hostilité d’une partie du conseil municipal contre cette initiative).
Le local le plus approprié semble être le couvent occupé jadis par les sœurs dominicaines (ou jacobines) servant de bibliothèque depuis le départ de celles-ci.
Des conflits successifs entre les quelques Frères et les conseils municipaux ont soufflé le chaud et le froid sur cette école tenue par les Frères de la doctrine Chrétiennes.

En 1830 l’école est réduite à deux classes dans une maison particulière sans ressources.
En 1854 les 700 signatures pour le maintien de l’Ecole des Frères.
En 1873 acquisition de l’Hôtel de la Poste.
En 1874, un nouveau bâtiment se construit et la première pierre de la chapelle.
En 1875 ouverture du pensionnat, les frères sont neuf.

Le 1° janvier 1879 fermeture de l’école congréganiste des garçons de Semur comme « établissement communal » et ouverture de l’institut des Frères des Ecoles Chrétiennes.
En 1888 installation de la grande sacristie inaugurée le jour de la Saint-Joseph de l’année suivante
En 1889 agrandissement de la cour et construction d’un mur de séparation.
Le 30 novembre 1958 acquisition des bâtiments de l’école Sainte Chantal.
Le 24 mai 1961 acquisition de la maison Jasey par un don des anciens élèves.
Le 10 septembre 1988 le frère visiteur informe la communauté des frères qu’à partir de la rentrée prochaine, des laïques remplaceront les frères à la direction et au fonctionnement de l’établissement.
En 1990 construction d’une extension à l’école Sainte Chantal.
En 2004 vente de la maison Jasey pour la restructuration du pensionnat en externat.
En 2006 utilisation de la chapelle pour en faire une cantine, la partie haute sera le futur lieu de pastorale, la loi de 2005 sur le handicap impose la mise en place d’un ascenseur.
En 2010 fin des travaux d’un escalier de 4 niveaux et d’un ascenseur en son cœur avec une salle (des professeurs) et une chapelle coupée dans le sens de la hauteur (avec un étage) qui sera à aménager.
En 2011 mise aux normes électriques, installation de l’informatique, changement des fenêtres, réorganisation du fonctionnement etc…

Continuons à écrire l’avenir de Saint Joseph-La Salle à la lumière de l’Evangile.
Donnons un sens à notre existence en faisant grandir nos enfants dans toutes les dimensions et travaillons ensemble dans l’esprit des frères des écoles chrétiennes, créées par Saint Jean Baptiste de la Salle.

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